Qu’est-ce qu’une inclusion rigide ?
L’inclusion rigide est une technique de renforcement et d’amélioration de sol qui consiste à installer en place des éléments verticaux en béton ou mortier à travers les couches compressibles jusqu’à l’horizon porteur. Parmi les procédés d’inclusion rigide les plus répandus, les Colonnes à Module Contrôlé (CMC) ont été développées par Menard dans les années 1990 pour traiter et améliorer les terrains très compressibles, les sols organiques et certains remblais granulaires.
Ce type d’inclusion rigide se distingue par sa polyvalence : les CMC sont aujourd’hui utilisées sur plus de 300 chantiers et travaux par an en France, dans tous types de sol, et sur des profondeurs pouvant dépasser 30 m. La réalisation de l’inclusion rigide CMC fait l’objet d’une accréditation périodique renouvelée tous les deux à trois ans via un Cahier des Charges dédié, conformément aux recommandations du Projet National ASIRI.
Comment fonctionne l’inclusion rigide CMC ?
Pourquoi recourir à l’inclusion rigide ?
L’inclusion rigide de type CMC permet de mettre en place des fondations superficielles (semelles isolées, semelles filantes, dallage sur terre-plein ou radier) dans des terrains de faible portance et de forte compressibilité. Sans ce renforcement de sol, ces terrains imposeraient des pieux ou des fondations profondes, plus coûteuses et plus longues à exécuter.
Chaque inclusion rigide forme un élément cylindrique vertical en béton ou mortier. Le réseau d’inclusions crée un matériau composite (sol naturel et colonnes) qui assure une répartition optimale des charges de l’ouvrage entre le terrain en place et les éléments de renforcement, complétée si nécessaire par un matelas de répartition. Cette répartition réduit la rigidité structurelle par rapport aux fondations profondes tout en limitant le tassement du sol non traité.
Mise en œuvre de l’inclusion rigide
L’installation d’une inclusion rigide CMC suit un processus d’exécution en deux phases :
Le forage par tarière creuse, avec ou sans refoulement latéral de sol, traverse à l’aide de l’outil les horizons compressibles ou hétérogènes pour atteindre la couche portante de meilleures caractéristiques géotechniques.
L’injection à faible pression (jusqu’à 2 bars) d’un coulis, mortier ou béton à la base du forage remplit l’emprise de l’inclusion rigide au fur et à mesure de la remontée de l’outil.
Le diamètre de chaque inclusion rigide ainsi constituée varie de 250 à 500 mm. Des méthodes dérivées comme les VCC (Vibro Concrete Columns) offrent un champ d’application et des performances équivalents en termes de résistance et de portance. Le procédé CMC est encadré par un cahier des charges spécifique et les recommandations du Projet National ASIRI.
